Le cheval Cabré à deux têtes, Montezemolo et Todt
Re: Le cheval Cabré à deux têtes, Montezemolo et Todt
Jean Todt et Ferrari, c’est une merveilleuse histoire qui a duré plus de quinze ans en Formule 1 et qui a mené la Scuderia vers ses plus belles années. En seize saisons, le dirigeant français a remporté 14 titres mondiaux et 116 victoires en Grand Prix avec l’écurie italienne. De 1993 à 2008, le Cantalien a écrit les plus belles pages du grand livre Ferrari… hélas, depuis, la relation entre le Français et l’équipe de Maranello s’est effilochée, les deux parties s’éloignant d’année en année jusqu’à ce que les contacts soient quasiment inexistants.
C’est en tout cas ce que regrette l’ex-Team Principal de Ferrari, qui confie qu’il n’a plus eu de nouvelles de la Scuderia depuis son départ de la présidence de la FIA, en 2021. « Après que je sois parti [de Ferrari], j’ai parlé à certains membres de l’équipe, mais depuis que j’ai quitté la FIA, je n’ai plus du tout eu de contact. Je dois dire que je suis très perplexe étant donné tout le temps que j’ai consacré à cette incroyable entreprise et le nombre de résultats que nous avons obtenus », regrette Jean Todt dans une interview accordée au média italien La Repubblica.
Avec son pilote star, Michael Schumacher, et des ingénieurs de renom, Ross Brawn et Rory Byrne pour ne citer qu’eux, Jean Todt a pu monter une écurie redoutable, invaincue au championnat entre 2000 et 2004. « Quand je suis arrivé en 1993, le château était en ruine. Il y avait une vieille soufflerie inutilisable. Mais petit à petit, nous l’avons transformée en un joyau, rappelle-t-il. Seul, je n’aurais rien fait, j’étais doué pour former et gérer une équipe pendant des années, pour en faire une équipe de rêve. Les 14 championnats que nous avons remportés restent dans les annales, c’était la période la plus fructueuse de l’histoire de Ferrari. »
Dans cette même interview, le dirigeant français est revenu sur la relation qu’il entretient avec Michael Schumacher et sa famille depuis l’accident de ski du pilote allemand, survenu en décembre 2013. « La famille a décidé de ne pas répondre aux sollicitations. Un choix que je respecte, indique Jean Todt, toujours très proche de son ancien protégé. Je vois [Michael] ainsi que sa famille, régulièrement et affectueusement. Notre lien va au-delà de notre historique professionnel. Cela fait partie de ma vie, qui est aujourd’hui très éloignée de la Formule 1. »
C’est en tout cas ce que regrette l’ex-Team Principal de Ferrari, qui confie qu’il n’a plus eu de nouvelles de la Scuderia depuis son départ de la présidence de la FIA, en 2021. « Après que je sois parti [de Ferrari], j’ai parlé à certains membres de l’équipe, mais depuis que j’ai quitté la FIA, je n’ai plus du tout eu de contact. Je dois dire que je suis très perplexe étant donné tout le temps que j’ai consacré à cette incroyable entreprise et le nombre de résultats que nous avons obtenus », regrette Jean Todt dans une interview accordée au média italien La Repubblica.
Avec son pilote star, Michael Schumacher, et des ingénieurs de renom, Ross Brawn et Rory Byrne pour ne citer qu’eux, Jean Todt a pu monter une écurie redoutable, invaincue au championnat entre 2000 et 2004. « Quand je suis arrivé en 1993, le château était en ruine. Il y avait une vieille soufflerie inutilisable. Mais petit à petit, nous l’avons transformée en un joyau, rappelle-t-il. Seul, je n’aurais rien fait, j’étais doué pour former et gérer une équipe pendant des années, pour en faire une équipe de rêve. Les 14 championnats que nous avons remportés restent dans les annales, c’était la période la plus fructueuse de l’histoire de Ferrari. »
Dans cette même interview, le dirigeant français est revenu sur la relation qu’il entretient avec Michael Schumacher et sa famille depuis l’accident de ski du pilote allemand, survenu en décembre 2013. « La famille a décidé de ne pas répondre aux sollicitations. Un choix que je respecte, indique Jean Todt, toujours très proche de son ancien protégé. Je vois [Michael] ainsi que sa famille, régulièrement et affectueusement. Notre lien va au-delà de notre historique professionnel. Cela fait partie de ma vie, qui est aujourd’hui très éloignée de la Formule 1. »
Re: Le cheval Cabré à deux têtes, Montezemolo et Todt
Punaise, ça ! Ça fait mal :
L’ancien président de Ferrari, Luca di Montezemolo, a été nommé administrateur de McLaren Group !
Président de longue date de Ferrari, Luca di Montezemolo a contribué aux succès en F1 en recrutant Jean Todt, Michael Schumacher et Ross Brawn dans les années 1990, après avoir connu le succès avec Niki Lauda dans les années 1970.
Il a quitté Ferrari en septembre 2014, suite à des tensions avec Sergio Marchionne, PDG de FIAT, qui devait le remplacer.
Selon des documents publiés au Registre des Sociétés (Companies House) au Royaume-Uni, di Montezemolo a été nommé administrateur de McLaren Group Holdings Limited ce vendredi 27 juin.
Parmi les autres administrateurs actuels, on compte Paul Walsh, président exécutif du groupe McLaren, et Zak Brown, PDG de McLaren Racing.
Outre l’arrivée de di Montezemolo, il y a aussi la démission de trois personnalités du Moyen-Orient, le groupe McLaren étant détenu par Mumtalakat - le fonds souverain bahreïni.
McLaren F1 n’a pas encore commenté cette arrivée ni le rôle que jouera l’Italien dans le Groupe McLaren, en dehors de son rôle au conseil d’administration.
L’ancien président de Ferrari, Luca di Montezemolo, a été nommé administrateur de McLaren Group !
Président de longue date de Ferrari, Luca di Montezemolo a contribué aux succès en F1 en recrutant Jean Todt, Michael Schumacher et Ross Brawn dans les années 1990, après avoir connu le succès avec Niki Lauda dans les années 1970.
Il a quitté Ferrari en septembre 2014, suite à des tensions avec Sergio Marchionne, PDG de FIAT, qui devait le remplacer.
Selon des documents publiés au Registre des Sociétés (Companies House) au Royaume-Uni, di Montezemolo a été nommé administrateur de McLaren Group Holdings Limited ce vendredi 27 juin.
Parmi les autres administrateurs actuels, on compte Paul Walsh, président exécutif du groupe McLaren, et Zak Brown, PDG de McLaren Racing.
Outre l’arrivée de di Montezemolo, il y a aussi la démission de trois personnalités du Moyen-Orient, le groupe McLaren étant détenu par Mumtalakat - le fonds souverain bahreïni.
McLaren F1 n’a pas encore commenté cette arrivée ni le rôle que jouera l’Italien dans le Groupe McLaren, en dehors de son rôle au conseil d’administration.
Re: Le cheval Cabré à deux têtes, Montezemolo et Todt
Voilà ce qui se disait quand Schumi a rejoint mercedes. Le président Montezemolo disait que Schumi avait un frère jumeau parti à l'adversaire...il en va de même pour lui ? C'est vraiment un pan de la légende de Ferrari qui tombe là. Quand les figures clés de la dream team partent chez l'adversaire.
Perso, ça sonne comme la fin d'une histoire... manquerai plus que Todt rejoigne mercedes suite à l'énorme cadeau qu'il leur a fait en acceptant leur règlement moteur pour l'ère hybride.
Perso, ça sonne comme la fin d'une histoire... manquerai plus que Todt rejoigne mercedes suite à l'énorme cadeau qu'il leur a fait en acceptant leur règlement moteur pour l'ère hybride.
Un camouflet. Alors qu’elle se targuait d’avoir signé le double champion du monde Fernando Alonso au côté de Felipe Massa, la Scuderia Ferrari broie du noir. Son pilote fétiche, celui que l’on avait fini par surnommer le "baron rouge" tant il faisait corps avec l’écurie italienne, l’a trahie. Après avoir glané avec elle cinq de ses sept titres planétaires, Michael Schumacher, retiré des circuits en 2006, file vers le stand voisin: il rejoindra, en début de saison et pour trois ans, Mercedes GP.
Un acte de félonie d’autant plus amer que Ferrari lui avait offert une retraite dorée: un contrat de consultant, que l’on dit mirobolant. Libéré de toutes contraintes sportives et médiatiques après le départ de Jean Todt, qui avait essayé de l’enrôler dans l’équipe de course, l’Allemand n’avait qu’à aider au développement des voitures de série. Sollicité pour remplacer au pied levé Felipe Massa, blessé lors du dernier Grand Prix de Hongrie, il aurait même pu renouer plus tôt avec l’ivresse de la F1 si sa fracture aux cervicales avait été résorbée.
Alors, bien sûr, le président de Ferrari a mal au coeur. Luca di Montezemolo: "Le vrai Michael Schumacher, celui que je connais, restera toujours au sein de la famille Ferrari. Mais il y a ce frère jumeau, absolument identique et que je ne connais pas personnellement. Pour lui, il n’y a pas de retour possible." Les mots claquent, la déception affleure. Jean Alesi, qui a gardé des liens avec la Scuderia, témoigne: "Pour retenir Michael, di Montezemolo lui a proposé d’aligner une troisième voiture au départ du Grand Prix de Bahrein, le 14 mars prochain. Mais la Fédération internationale s’y est opposée. C’est un coup très dur pour Ferrari et pour les tifosi. En Italie, la grogne s’amplifie."
Et Schumacher n’est pas la seule cible. L’état-major de l’écurie italienne est lui aussi épinglé pour ses erreurs de casting. Champion du monde avec Brawn GP, qu’il a racheté l’an dernier à Honda, Ross Brawn aurait pu faire carrière chez Ferrari: il y avait suivi le pilote allemand après l’avoir élevé au firmament chez Benetton. Cet ingénieur britannique, sans égal dans le paddock, est l’homme de la réussite de Schumi et, donc, de la Scuderia. Seulement voilà, il n’a pas obtenu la succession de Jean Todt, qu’il convoitait en 2007 après une année sabbatique. Comme d’autres depuis, il a rangé ses dossiers, emporté ses secrets et entretenu son réseau. Nul autre que lui ne pouvait convaincre Schumacher de quitter Ferrari et de revenir en F1.
La générosité de Mercedes a permis de finaliser le contrat. Mais le salaire annuel de la star, estimé à sept millions d’euros par la presse allemande, a ouvert un autre front. Il a provoqué l’ire des employés de la firme germanique. "Pour beaucoup de collègues, c’est inimaginable, rapporte le chef du comité du personnel d’une usine à Brême. Daimler (groupe auquel appartient Mercedes) a décidé début décembre de délocaliser une partie de la production de la berline Classe C vers les Etats-Unis pour réduire ses coûts. C’est difficile à faire passer aux gens". Schumacher, lui, ne connaît pas la crise.
Re: Le cheval Cabré à deux têtes, Montezemolo et Todt
Luca di Montezemolo insiste sur le fait qu’il ne participera pas à la gestion de l’écurie de Formule 1 de McLaren.
Pendant plus de deux décennies, jusqu’en 2014, cet homme de 77 ans a présidé Ferrari, présidant notamment lors des années de succès de Jean Todt et Michael Schumacher.
Il était aussi bien connu pour son amertume lorsqu’il a été évincé et remplacé par Sergio Marchionne.
"Ils peuvent me virer de Ferrari, mais ils ne pourront jamais virer Ferrari de moi," avait déclaré l’Italien à l’époque.
Cette amertume ne s’est jamais vraiment apaisée, la marque emblématique de Maranello ayant surmonté l’ère Montezemolo sans que l’on parle plus guère de son ancien patron.
Plus récemment, Montezemolo a déclaré : "Ferrari est devenue une équipe sans cœur."
Il a également critiqué la direction moderne de Ferrari.
C’est donc avec surprise et tristesse que beaucoup ont appris cette semaine que Montezemolo a définitivement tourné la page de son héritage Ferrari en devenant administrateur de McLaren Group.
Finalement, il a été confirmé qu’il sera aussi directeur de la division voitures de route de McLaren, McLaren Automotive. Montezemolo insiste donc sur le fait qu’il ne trahit pas Ferrari sur les circuits.
"Je suis devenu membre du conseil d’administration de McLaren Group, et je m’occuperai de McLaren Automotive uniquement, une entreprise qui fabrique des voitures et n’est pas impliquée en Formule 1."
En avril, McLaren Automotive a été rachetée par le fonds souverain d’Abu Dhabi SYVN Holdings, qui détient aussi une participation minoritaire dans l’écurie de F1 basée à Woking.
Montezemolo a insisté : "Mon cœur sera toujours rouge."
"Mon engagement avec McLaren se limite aux voitures de route et n’a rien à voir avec la course."
Pendant plus de deux décennies, jusqu’en 2014, cet homme de 77 ans a présidé Ferrari, présidant notamment lors des années de succès de Jean Todt et Michael Schumacher.
Il était aussi bien connu pour son amertume lorsqu’il a été évincé et remplacé par Sergio Marchionne.
"Ils peuvent me virer de Ferrari, mais ils ne pourront jamais virer Ferrari de moi," avait déclaré l’Italien à l’époque.
Cette amertume ne s’est jamais vraiment apaisée, la marque emblématique de Maranello ayant surmonté l’ère Montezemolo sans que l’on parle plus guère de son ancien patron.
Plus récemment, Montezemolo a déclaré : "Ferrari est devenue une équipe sans cœur."
Il a également critiqué la direction moderne de Ferrari.
C’est donc avec surprise et tristesse que beaucoup ont appris cette semaine que Montezemolo a définitivement tourné la page de son héritage Ferrari en devenant administrateur de McLaren Group.
Finalement, il a été confirmé qu’il sera aussi directeur de la division voitures de route de McLaren, McLaren Automotive. Montezemolo insiste donc sur le fait qu’il ne trahit pas Ferrari sur les circuits.
"Je suis devenu membre du conseil d’administration de McLaren Group, et je m’occuperai de McLaren Automotive uniquement, une entreprise qui fabrique des voitures et n’est pas impliquée en Formule 1."
En avril, McLaren Automotive a été rachetée par le fonds souverain d’Abu Dhabi SYVN Holdings, qui détient aussi une participation minoritaire dans l’écurie de F1 basée à Woking.
Montezemolo a insisté : "Mon cœur sera toujours rouge."
"Mon engagement avec McLaren se limite aux voitures de route et n’a rien à voir avec la course."
Re: Le cheval Cabré à deux têtes, Montezemolo et Todt
Lors du festival Visioni dal Mondo à Milan, Montezemolo a déclaré que le vide actuel au sein de la direction de Ferrari était évident.
"Ce qui m’attriste aujourd’hui, c’est de voir Ferrari sans leader," a déclaré l’homme de 78 ans, qui a dirigé la Scuderia pendant sa domination sous l’ère Schumacher.
"Il n’y a pas de leadership, et surtout, je constate qu’il manque une âme forte et déterminée. Des annonces sont faites qui créent souvent des attentes excessives. D’abord, on obtient les résultats, ensuite on fait les annonces."
"Une des choses que j’ai apprises chez Ferrari, et que j’ai toujours mises en pratique, c’est que lorsqu’on gagne, il faut travailler encore plus dur – et aujourd’hui, lorsqu’on ne gagne pas, c’est encore plus vrai. Il faut choisir les bonnes personnes."
"À l’époque, j’avais de très bonnes personnes, des numéros un et des numéros deux. Mattia Binotto aurait été meilleur s’il avait pu continuer. Le changement constant signifie perdre l’un des éléments les plus importants, la stabilité. Si on change, il faut tout recommencer."
Montezemolo a rappelé que Ferrari n’a même pas réussi depuis des années à mener une lutte pour le titre des pilotes jusqu’à la dernière course de la saison.
"J’ai vu les magnifiques images des fans à Monza, puis une équipe qui, malgré tant d’annonces à la veille de la course, n’a pas remporté une seule course ces derniers temps. Et même si c’était le cas, Ferrari doit remporter le Championnat du monde après tant d’années."
"J’ai traversé des moments difficiles, car je pense que nous avons perdu neuf ou dix titres dans des fins de saisons très disputées. Mais Ferrari n’a même pas atteint la dernière course avec un pilote capable de gagner depuis de nombreuses années."
"J’espère que les choses changeront, surtout pour les fans qui continuent de faire preuve d’une foi inébranlable. Ferrari a aujourd’hui une responsabilité encore plus grande envers eux."
"Ce qui m’attriste aujourd’hui, c’est de voir Ferrari sans leader," a déclaré l’homme de 78 ans, qui a dirigé la Scuderia pendant sa domination sous l’ère Schumacher.
"Il n’y a pas de leadership, et surtout, je constate qu’il manque une âme forte et déterminée. Des annonces sont faites qui créent souvent des attentes excessives. D’abord, on obtient les résultats, ensuite on fait les annonces."
"Une des choses que j’ai apprises chez Ferrari, et que j’ai toujours mises en pratique, c’est que lorsqu’on gagne, il faut travailler encore plus dur – et aujourd’hui, lorsqu’on ne gagne pas, c’est encore plus vrai. Il faut choisir les bonnes personnes."
"À l’époque, j’avais de très bonnes personnes, des numéros un et des numéros deux. Mattia Binotto aurait été meilleur s’il avait pu continuer. Le changement constant signifie perdre l’un des éléments les plus importants, la stabilité. Si on change, il faut tout recommencer."
Montezemolo a rappelé que Ferrari n’a même pas réussi depuis des années à mener une lutte pour le titre des pilotes jusqu’à la dernière course de la saison.
"J’ai vu les magnifiques images des fans à Monza, puis une équipe qui, malgré tant d’annonces à la veille de la course, n’a pas remporté une seule course ces derniers temps. Et même si c’était le cas, Ferrari doit remporter le Championnat du monde après tant d’années."
"J’ai traversé des moments difficiles, car je pense que nous avons perdu neuf ou dix titres dans des fins de saisons très disputées. Mais Ferrari n’a même pas atteint la dernière course avec un pilote capable de gagner depuis de nombreuses années."
"J’espère que les choses changeront, surtout pour les fans qui continuent de faire preuve d’une foi inébranlable. Ferrari a aujourd’hui une responsabilité encore plus grande envers eux."
Re: Le cheval Cabré à deux têtes, Montezemolo et Todt
2008-2014, le début de la fin
https://www.lesechos.fr/2014/10/ferrari ... is-1104071
https://www.lesechos.fr/2014/10/ferrari ... is-1104071
Re: Le cheval Cabré à deux têtes, Montezemolo et Todt
Pour une fois je vais y aller de ma prose même si c'est pas ma spécialité.
Le 27 mai 2004, Luca di Montezemolo est élu à la présidence de la Confindustria, le patronat italien, poste qu'il occupe jusqu'en 2008.
Il avait laissé les rênes de Ferrari à Jean Todt (un français). alors je vais faire du Coluche, car je m'autorise à penser que la Confindustria a dû lui reprocher d'avoir abandonner le joyau et la fierté du pays à un étranger. D'où son envie d'avoir plus de cadres italiens à la Scuderia. Il se peut aussi qu'il ait voulu se citer en exemple et qu'on lui ait dit que c'est grâce à des étrangers (Schumi, Todt, Brawn et Byrne).
En tout cas, ce retour en 2008 coïncide vraiment avec les soucis de la Scuderia. La partie voiture de route n'étant pas impactée.
Maintenant, depuis 2008, il y a eu au moins 5 CEO qui se sont succédés (le dernier étant vraiment transparent vis à vis de Elkann) et 6 Team Manager à la Scuderia. En direction technique, je crois qu'il y en a eu autant.
Sachant qu'à chaque changement, chacun veut foutre en l'air ce qu'a fait le précédent et qu'on estime qu'il faut 5 à 10 ans pour redresser la barre, ça veut dire que 25 à 50 ans sont gâchés.
Le rôle de Todt à la FIA n'est pas étranger non plus au contre-performance de la Scuderia : Il a autorisé le moteur mercedes alors qu'on se doutait que c'était du lobbying. Ce moteur brûlait de l'huile comme un carburant ce qui n'est pas autorisé mais il n'y a pas eu de sanction. Les tests Pirelli de mercedes complétement illégaux n'ont une qu'une sanction légère. Par contre, pour l'histoire du moteur Ferrari 2019, Jean todt a réclamé une peine exemplaire. Alors qu'au final, cela reste de l'astuce de la F1. Jean Todt voulait peut-être régler son compte à la Scuderia même après l'ère Montezemolo ! Prouver qu'elle ne pouvait gagner sans lui (il était encore présent lors des derniers titres).
Le couple Todt-Montezemolo nous aura bien fait rêver de 1993 à 2008 avec 6 titres pilotes et 8 titres constructeurs. Mais les suites de la séparations de ces 2 monstres sacrés ont eu des répercussions.
Maintenant cela fait 17 ans qu'il n'y pas plus de titres, tout a changé à la Scuderia hormis la structure et le personnel (et la presse). Le mal semble plus profond que les dirigeants.
Le 27 mai 2004, Luca di Montezemolo est élu à la présidence de la Confindustria, le patronat italien, poste qu'il occupe jusqu'en 2008.
Il avait laissé les rênes de Ferrari à Jean Todt (un français). alors je vais faire du Coluche, car je m'autorise à penser que la Confindustria a dû lui reprocher d'avoir abandonner le joyau et la fierté du pays à un étranger. D'où son envie d'avoir plus de cadres italiens à la Scuderia. Il se peut aussi qu'il ait voulu se citer en exemple et qu'on lui ait dit que c'est grâce à des étrangers (Schumi, Todt, Brawn et Byrne).
En tout cas, ce retour en 2008 coïncide vraiment avec les soucis de la Scuderia. La partie voiture de route n'étant pas impactée.
Maintenant, depuis 2008, il y a eu au moins 5 CEO qui se sont succédés (le dernier étant vraiment transparent vis à vis de Elkann) et 6 Team Manager à la Scuderia. En direction technique, je crois qu'il y en a eu autant.
Sachant qu'à chaque changement, chacun veut foutre en l'air ce qu'a fait le précédent et qu'on estime qu'il faut 5 à 10 ans pour redresser la barre, ça veut dire que 25 à 50 ans sont gâchés.
Le rôle de Todt à la FIA n'est pas étranger non plus au contre-performance de la Scuderia : Il a autorisé le moteur mercedes alors qu'on se doutait que c'était du lobbying. Ce moteur brûlait de l'huile comme un carburant ce qui n'est pas autorisé mais il n'y a pas eu de sanction. Les tests Pirelli de mercedes complétement illégaux n'ont une qu'une sanction légère. Par contre, pour l'histoire du moteur Ferrari 2019, Jean todt a réclamé une peine exemplaire. Alors qu'au final, cela reste de l'astuce de la F1. Jean Todt voulait peut-être régler son compte à la Scuderia même après l'ère Montezemolo ! Prouver qu'elle ne pouvait gagner sans lui (il était encore présent lors des derniers titres).
Le couple Todt-Montezemolo nous aura bien fait rêver de 1993 à 2008 avec 6 titres pilotes et 8 titres constructeurs. Mais les suites de la séparations de ces 2 monstres sacrés ont eu des répercussions.
Maintenant cela fait 17 ans qu'il n'y pas plus de titres, tout a changé à la Scuderia hormis la structure et le personnel (et la presse). Le mal semble plus profond que les dirigeants.
Re: Le cheval Cabré à deux têtes, Montezemolo et Todt
Qu'il est dur de vieillir. Jean Todt reproche à Schumi d'avoir perdu les titres 1997 et 2006. À Jerez et Monaco, respectivement. L'écart de performance et de points ne plaident pas dans cette accusation.
Personnellement c'est la sortie de piste à Adélaïde et la casse moteur à Suzuka en 2006 qui sont la cause du perte du titre. Quand à Monaco... senna a bloqué tout le monde une année et comme d'habitude rien ne lui ai reproché....(Cherchez senna et 15 sur Google... mais c'est irréprochable pour lui aussi).
Jean Todt est revenu sur deux des épisodes les plus controversés de la carrière de Michael Schumacher, admettant pour la première fois leur caractère intentionnel.
Une relecture tardive qui relance le débat… mais dont les conclusions apparaissent discutables.
Il n’est pas rare que d’anciens acteurs de la Formule 1 se montrent plus directs avec le recul. Mais les propos récents de Jean Todt marquent un véritable tournant.
En 2006, lors des qualifications du Grand Prix de Monaco, Schumacher avait été sanctionné pour avoir immobilisé sa Ferrari à Rascasse, gênant notamment Fernando Alonso. À l’époque, Todt avait fermement soutenu son pilote, évoquant une erreur de pilotage.
Aujourd’hui, son analyse est totalement différente. “Il est entré en collision avec lui volontairement, mais il l’a mal fait, a expliqué Todt au podcast High Performance. En réalité, chaque fois que Michael − un type incroyable − perdait le contrôle, il le payait très cher.”
Le Français établit un parallèle entre cet épisode et l’accrochage de Jerez 1997 avec Jacques Villeneuve. “Cela lui a coûté le championnat. Comme, d’ailleurs, en 2006, à Monaco en qualifications avec Alonso, où il a volontairement fait un tête-à-queue. Ce qui l'a obligé à partir du fond de grille et l'a finalement pénalisé pour le titre. Ces deux erreurs lui ont coûté le championnat.”
Todt nuance toutefois son jugement concernant Jerez, estimant que la manœuvre n’était pas préméditée. “Il a agi sur le coup de l'émotion. C’est pour cela que, quand on juge, il faut être très indulgent. C’est facile autour d’une table de dire : ‘Il aurait dû faire ceci’ ou ‘Il aurait dû faire cela’. Mais quand vous êtes dans le feu de l’action, votre cerveau réagit différemment.”
“Quand il a compris qu’il allait perdre le championnat (parce qu’il devait être devant Villeneuve pour le gagner), il a essayé d’éviter cela et il a essayé, à tort, de le faire. Il avait besoin de soutien. C’était une mauvaise manœuvre, ce n’était pas nécessaire.”
Cependant, attribuer la perte du titre 1997 à cet unique incident reste discutable. Schumacher n’avait qu’un point d’avance avant la course et Villeneuve semblait en mesure de le dépasser à la régulière, compte tenu de son rythme en fin d’épreuve.
Le raisonnement est tout aussi fragile concernant Monaco 2006. Parti en fond de grille, Schumacher termine cinquième tandis qu’Alonso s’impose, soit un différentiel de cinq points.
Dans un scénario plus classique à sur le Rocher (une première ligne Alonso-Schumacher conservée à l’arrivée), l’écart n’aurait été que de quatre points supplémentaires en faveur de l’Allemand.
Même en envisageant une victoire du champion allemand, hypothèse peu probable dans ce contexte, l’écart final au championnat n’aurait pas été comblé. Schumi terminera la saison avec 13 points de retard.
Le revirement de Todt est d’autant plus notable qu’il figurait parmi les rares à défendre Schumacher lors de l’épisode de la Rascasse.
Sa nouvelle position confirme le caractère intentionnel de ces deux incidents. Mais établir un lien direct entre ces erreurs et la perte de deux titres mondiaux paraît un tantinet exagéré.
En somme, ces épisodes restent des fautes marquantes dans la carrière de Schumacher, tant sur le plan sportif que dans la perception de son héritage. En revanche, leur poids réel dans l’issue des championnats 1997 et 2006 demeure limité au regard des faits et des écarts de points.
Personnellement c'est la sortie de piste à Adélaïde et la casse moteur à Suzuka en 2006 qui sont la cause du perte du titre. Quand à Monaco... senna a bloqué tout le monde une année et comme d'habitude rien ne lui ai reproché....(Cherchez senna et 15 sur Google... mais c'est irréprochable pour lui aussi).
Jean Todt est revenu sur deux des épisodes les plus controversés de la carrière de Michael Schumacher, admettant pour la première fois leur caractère intentionnel.
Une relecture tardive qui relance le débat… mais dont les conclusions apparaissent discutables.
Il n’est pas rare que d’anciens acteurs de la Formule 1 se montrent plus directs avec le recul. Mais les propos récents de Jean Todt marquent un véritable tournant.
En 2006, lors des qualifications du Grand Prix de Monaco, Schumacher avait été sanctionné pour avoir immobilisé sa Ferrari à Rascasse, gênant notamment Fernando Alonso. À l’époque, Todt avait fermement soutenu son pilote, évoquant une erreur de pilotage.
Aujourd’hui, son analyse est totalement différente. “Il est entré en collision avec lui volontairement, mais il l’a mal fait, a expliqué Todt au podcast High Performance. En réalité, chaque fois que Michael − un type incroyable − perdait le contrôle, il le payait très cher.”
Le Français établit un parallèle entre cet épisode et l’accrochage de Jerez 1997 avec Jacques Villeneuve. “Cela lui a coûté le championnat. Comme, d’ailleurs, en 2006, à Monaco en qualifications avec Alonso, où il a volontairement fait un tête-à-queue. Ce qui l'a obligé à partir du fond de grille et l'a finalement pénalisé pour le titre. Ces deux erreurs lui ont coûté le championnat.”
Todt nuance toutefois son jugement concernant Jerez, estimant que la manœuvre n’était pas préméditée. “Il a agi sur le coup de l'émotion. C’est pour cela que, quand on juge, il faut être très indulgent. C’est facile autour d’une table de dire : ‘Il aurait dû faire ceci’ ou ‘Il aurait dû faire cela’. Mais quand vous êtes dans le feu de l’action, votre cerveau réagit différemment.”
“Quand il a compris qu’il allait perdre le championnat (parce qu’il devait être devant Villeneuve pour le gagner), il a essayé d’éviter cela et il a essayé, à tort, de le faire. Il avait besoin de soutien. C’était une mauvaise manœuvre, ce n’était pas nécessaire.”
Cependant, attribuer la perte du titre 1997 à cet unique incident reste discutable. Schumacher n’avait qu’un point d’avance avant la course et Villeneuve semblait en mesure de le dépasser à la régulière, compte tenu de son rythme en fin d’épreuve.
Le raisonnement est tout aussi fragile concernant Monaco 2006. Parti en fond de grille, Schumacher termine cinquième tandis qu’Alonso s’impose, soit un différentiel de cinq points.
Dans un scénario plus classique à sur le Rocher (une première ligne Alonso-Schumacher conservée à l’arrivée), l’écart n’aurait été que de quatre points supplémentaires en faveur de l’Allemand.
Même en envisageant une victoire du champion allemand, hypothèse peu probable dans ce contexte, l’écart final au championnat n’aurait pas été comblé. Schumi terminera la saison avec 13 points de retard.
Le revirement de Todt est d’autant plus notable qu’il figurait parmi les rares à défendre Schumacher lors de l’épisode de la Rascasse.
Sa nouvelle position confirme le caractère intentionnel de ces deux incidents. Mais établir un lien direct entre ces erreurs et la perte de deux titres mondiaux paraît un tantinet exagéré.
En somme, ces épisodes restent des fautes marquantes dans la carrière de Schumacher, tant sur le plan sportif que dans la perception de son héritage. En revanche, leur poids réel dans l’issue des championnats 1997 et 2006 demeure limité au regard des faits et des écarts de points.
Re: Le cheval Cabré à deux têtes, Montezemolo et Todt
Jean Todt a raconté comment il s’est assuré les services de Michael Schumacher chez Ferrari, alors que l’équipe voulait recruter un nouveau duo de pilotes. Le Français, qui était alors directeur de la Scuderia, a réussi le coup de la décennie en recrutant celui qui allait plus tard rapporter cinq titres pilotes à Maranello.
En 1995, Schumacher était le pilote le plus convoité du marché des transferts en F1, avec un titre déjà en poche et un second en bonne voie d’être acquis pour ce qui n’était que sa quatrième saison complète. Mais c’est Ferrari qui a raflé la mise, et plutôt rapidement, selon son patron de l’époque.
"En 1995, nous étions encore en train de reconstruire l’équipe, et nous savions que 1996 était l’année où il fallait vraiment essayer de concrétiser. Très souvent, chez les ingénieurs, les responsables du châssis pensaient ’nous n’avons pas un bon moteur’, ceux du moteur ’nous n’avons pas un bon châssis’, et surtout ’nous n’avons pas de bons pilotes’" a confié Todt lors du podcast The High Performance.
"Nous avons donc pensé que pour s’assurer que personne ne puisse plus dire cela, il nous fallait Michael, car il était le meilleur pilote. Nous devions nous convaincre de le recruter."
"Nous en avons discuté au début de l’année 95, puis nous avons passé une journée à Monte-Carlo, notre avocat Henri Peter et moi-même, avec Michael et Willi Weber, et après une seule journée, nous avons signé le contrat."
Pour s’assurer les services de Schumacher, Ferrari a injecté les moyens nécessaires pour recruter les deux cadres qui avaient façonné le succès de l’Allemand chez Benetton : "Je pense qu’il se disait que piloter pour Ferrari serait différent. Il aime les défis. Bien sûr, il était très curieux, très professionnel."
"Il ne voulait pas s’engager sans avoir certaines garanties, et j’ai contacté simultanément, sans qu’ils le sachent, Ross Brawn, pour lui proposer le poste de directeur technique, et Rory Byrne, pour celui de designer en chef. Tous deux avaient travaillé avec Michael chez Benetton, et bien sûr, Michael était au courant de cela."
En 1995, Schumacher était le pilote le plus convoité du marché des transferts en F1, avec un titre déjà en poche et un second en bonne voie d’être acquis pour ce qui n’était que sa quatrième saison complète. Mais c’est Ferrari qui a raflé la mise, et plutôt rapidement, selon son patron de l’époque.
"En 1995, nous étions encore en train de reconstruire l’équipe, et nous savions que 1996 était l’année où il fallait vraiment essayer de concrétiser. Très souvent, chez les ingénieurs, les responsables du châssis pensaient ’nous n’avons pas un bon moteur’, ceux du moteur ’nous n’avons pas un bon châssis’, et surtout ’nous n’avons pas de bons pilotes’" a confié Todt lors du podcast The High Performance.
"Nous avons donc pensé que pour s’assurer que personne ne puisse plus dire cela, il nous fallait Michael, car il était le meilleur pilote. Nous devions nous convaincre de le recruter."
"Nous en avons discuté au début de l’année 95, puis nous avons passé une journée à Monte-Carlo, notre avocat Henri Peter et moi-même, avec Michael et Willi Weber, et après une seule journée, nous avons signé le contrat."
Pour s’assurer les services de Schumacher, Ferrari a injecté les moyens nécessaires pour recruter les deux cadres qui avaient façonné le succès de l’Allemand chez Benetton : "Je pense qu’il se disait que piloter pour Ferrari serait différent. Il aime les défis. Bien sûr, il était très curieux, très professionnel."
"Il ne voulait pas s’engager sans avoir certaines garanties, et j’ai contacté simultanément, sans qu’ils le sachent, Ross Brawn, pour lui proposer le poste de directeur technique, et Rory Byrne, pour celui de designer en chef. Tous deux avaient travaillé avec Michael chez Benetton, et bien sûr, Michael était au courant de cela."